2005-2022, qu’avons-nous réellement vu ?

17 ans après la loi de 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et 47 ans après la loi d’orientation de 1975, la Fédération des Aveugles de France et son réseau déplorent que le pays de Louis Braille ne soit pas un exemple en termes d’accessibilité.

A titre d’exemples, si la Loi du 11 février 2005 était appliquée :  

  • L’ensemble du cadre bâti et non bâti ouvert au public serait accessible cependant moins de 30% des établissements recevant du public sont conformes à la réglementation en vigueur.
  • Les personnes aveugles et amblyopes disposeraient d’un plein accès au livre dans l’ensemble des formats accessibles, aujourd’hui moins de 10% des livres sont accessibles aux personnes aveugles.
  • L’ensemble des sites internet à destination du public, les logiciels professionnels et domestiques seraient accessibles, c’est encore très loin d’être le cas moins de 10 % des sites web publics satisfont à leurs obligations déclaratives en matières d’accessibilité numérique.
  • Celle-ci promettait l’inclusion scolaire et la création de SAAAS (Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à la Scolarisation) dans chaque département. 600 enfants déficients visuels sont sans solution ou sur liste d’attente, selon l’enquête de l’ANPEA (membre de la Fédération) en 2021. Pour exemple, le département du Gard souffre actuellement d’une carence totale d’enseignants spécialisés, laissant 30 enfants et adolescents aveugles et malvoyants au bord de la route, avec deux AESH (Accompagnant d’élèves en situation de handicap) répartis sur tout le département pour remplacer des enseignants spécialisés.
  • Le droit à la compensation serait totalement ouvert aux personnes handicapées de plus de 60 ans si L’article 13 tel que voté était en vigueur (suppression de la barrière d’âge dans les cinq ans suivant la promulgation de la Loi). Tel n’est toujours pas le cas et les personnes entrant en situation de handicap après les 60 sont exclues de ce droit.
  • L’ensemble des formations, qu’elles soient initiale, continue ou professionnelle devraient être ouvertes aux personnes déficientes visuelles pour permettre de suivre la formation de leur choix, sans discrimination. Cela n’est pas le cas et près de 50% des personnes aveugles sont sans emploi.

Contact