CNH 2026 : Quels engagements pour l’accessibilité et les droits des personnes handicapées ?

CNH 2026 : quels engagements pour l’accessibilité et les droits des personnes handicapées ?

La Conférence Nationale du Handicap (CNH) a eu lieu ce matin. Exercice obligatoire de bilan triennal des politiques publiques du handicap, mais aussi de projection pour les trois années à venir, cette édition 2026 s’est traduite par l’annonce de 16 engagements.

En amont de la CNH

La Fédération des aveugles et amblyopes de France a participé activement à l’élaboration de propositions visant la pleine citoyenneté des personnes handicapées, parmi lesquelles les personnes déficientes visuelles. Car nous faisons aujourd’hui le constat que si les droits fondamentaux des personnes handicapées sont bel et bien reconnus dans le droit national et international, ils ne sont pas appliqués, voire considérés comme facultatifs et dispensables !

La loi du 11 février 2005 s’appuyait sur deux piliers majeurs : l’obligation d’accessibilité de tout à tous et le droit à compensation. Deux décennies plus tard, le compte n’y est pas.

L’environnement bâti comme numérique, l’espace public, les transports, autant d’obstacles à l’accès aux droits et libertés les plus élémentaires et évidents pour le reste de la population : liberté d’aller et venir, droit au logement, accès aux droits sociaux, à l’école, à la formation, au travail, aux loisirs, à la culture, aux soins, etc.

Les sanctions face à l’inaccessibilité restent trop rares et les discriminations trop nombreuses. La vie-même de personnes aveugles et malvoyantes est mise en danger dans les transports en commun, comme l’ont montré les drames survenus dans les métros parisien et lyonnais cette année et l’accès aux transports à la demande est aléatoire, coûteux ou inexistant selon les territoires.

L’heure n’est plus à un état des lieux – celui-ci est largement partagé – mais à la programmation, au financement pluriannuel et au suivi de la mise en œuvre de l’accessibilité, de toutes les accessibilités ! Il est temps de renforcer les sanctions et de faire de l’accessibilité en proximité, en élargissant le périmètre et les missions des commissions communales pour l’accessibilité (en y intégrant tous les services, y compris les services numériques).

Car en dépit des engagements répétés des pouvoirs publics, seules 12% des 250 démarches numériques essentielles sont aujourd’hui accessibles et le service public de déclaration des impôts, pour n’en citer qu’un, ne l’est toujours pas.

Le second pilier, le droit à compensation, reste inabouti et ineffectif : fortes inégalités territoriales dans l’évaluation des personnes et l’attribution des droits, maintien de la barrière d’âge de 60 ans qui entrave l’accès aux droits pour les personnes qui n’étaient pas reconnues éligibles avant cet âge, insuffisance de la PCH aide animalière…

Des évolutions urgentes sont nécessaires mais ne peuvent intervenir sans une démarche de co-construction véritable, avec les personnes concernées, au plus près de leurs lieux de vie.

Et après la CNH ?

Au chapitre du bilan présenté ce matin, nous saluons les avancées des trois dernières années, notamment la déconjugalisation de l’AAH, le retour à la priorisation de l’accessibilité universelle, y compris de l’espace numérique, la mise en œuvre du forfait surdicécité…

Au chapitre des 16 engagements pris ce jour par le Gouvernement et le Président de la République, nous regrettons l’absence d’engagements sur la compensation et l’accompagnement tout au long de la vie des personnes en situation de handicap visuel car la simplification ne suffit pas : suppression de la barrière d’âge de 60 ans, compensation sans restes à charge, plan métiers ambitieux, soutien concret aux aidants.

Nous nous réjouissons de l’objectif de faire de l’accessibilité universelle une condition préalable à l’accès aux droits fondamentaux et de l’annonce d’une stratégie nationale de l’accessibilité 2026-2029 : terminaux de paiement accessibles , généralisation des télécommandes vocales, accessibilité des sites Internet, mise en conformité des démarches essentielles des étudiants (Parcoursup, CROUS).

Le renforcement de l’emploi accompagné est une excellente nouvelle mais son déploiement ne peut se faire sans les compétences spécifiques indispensables aux personnes déficientes visuelles (locomotion, accès aux logiciels professionnels).

Nous saluons également la concrétisation annoncée du portail de l’édition adaptée, l’aide aux bibliothèques pour permettre la lecture à tous, la promotion de l’audiodescription et d’une filière française des technologies d’assistance, notamment la création d’un pôle national de référence sur la déficience visuelle.

Mais au-delà des intentions affichées, nous serons attentifs au déploiement de véritables moyens pour l’accessibilité, la compensation et in fine les droits et la citoyenneté des personnes.

Une « société pleinement accessible, pensée dès le départ pour tous », chiche !

Cartes de priorité, d’invalidité et de stationnement : anticipez avant fin 2026 !

Cartes de priorité, d’invalidité et de stationnement : anticipez avant fin 2026 !

À compter du 1er janvier 2027, les anciennes cartes papier ne seront plus valables.

Les cartes de priorité (taux d’incapacité de 50 à 79%), d’invalidité (taux d’incapacité de 80% et plus) et de stationnement seront bientôt obsolètes. Elles seront remplacées par la carte mobilité inclusion (CMI) au plus tard le 31 décembre 2026 : CMI mention priorité ou CMI invalidité (avec ou sans « besoin d’accompagnement cécité »), CMI stationnement.

Délivrable depuis 2017, plus moderne, au format d’une carte bancaire et sécurisée par un QR code, la CMI intègre une mention en braille obligatoire.

Les anciennes cartes papier conservent toutefois leurs droits jusqu’à la fin de l’année 2026 : il ne s’agit donc pas de les faire remplacer dans l’urgence, mais bien d’anticiper sa ou ses demandes de CMI auprès de sa MDPH, au vu des délais actuels de traitement des dossiers.

A noter : l’utilisation d’une ancienne carte après la date limite expose à plusieurs sanctions : une amende pouvant atteindre 135 € (stationnement), jusqu’à 1 500 € en cas d’usage frauduleux, la perte de l’ensemble des droits associés (stationnement, avantages fiscaux, priorités, etc.). 

La Carte Mobilité Inclusion – Fédération des Aveugles de France

Enquête mondiale sur le braille : Et si votre expérience contribuait à écrire l’avenir du braille ?

Et si votre expérience contribuait à écrire l’avenir du braille ?

Dans le cadre de sa campagne mondiale pour la promotion du braille, l’Union Mondiale des Aveugles lance une grande enquête internationale sur la littératie braille.

Adultes aveugles, malvoyants ou sourds-aveugles, parents et tuteurs, enseignants, professionnels de l’éducation, transcripteurs braille : votre expérience compte. Votre voix peut faire la différence.

Disponible en 11 langues, cette enquête vise à mieux connaître les usages, les besoins et les réalités autour du braille à travers le monde.

Les témoignages recueillis permettront de renforcer les connaissances disponibles et de nourrir la recherche, les politiques publiques, la défense des droits et le développement de ressources en faveur du braille.

Parce que défendre le braille, c’est défendre l’accès à l’éducation, à l’information, à l’autonomie et à la citoyenneté.

Participez à l’enquête et faites entendre votre voix.

Et surtout, partagez-la largement autour de vous : plus les personnes concernées seront nombreuses à répondre, plus leur voix pourra porter.

Mobilisation le 19 septembre. Place d’italie (PARIS) - 13H00. Transports : l'accessibilité, c'est aussi une question de sécurité.

Transports : l’accessibilité, c’est aussi une question de sécurité.

« On a perdu la vue. Pourquoi devrait-on aussi perdre la vie ? »

PARIS, LE 19 AOÛT 2026

Deux personnes aveugles sont mortes ces derniers mois après être tombées sur les voies du métro, à Paris puis à Lyon. Pour un collectif citoyen de jeunes, ces drames mettent en lumière les conséquences concrètes d’un manque d’accessibilité des transports : perte d’autonomie, perte de chance, mais aussi exposition à des situations de danger qui pourraient être évitées.

L’accessibilité est aussi une question de sécurité

Pour les personnes aveugles et malvoyantes, l’absence d’aménagements adaptés peut transformer un déplacement quotidien en véritable parcours à risque : absence de repères, informations voyageurs inaccessibles, correspondances difficiles à identifier, cheminements mal conçus ou équipements indispensables en panne.

« Ne pas rendre les transports accessibles, ce n’est pas seulement limiter notre autonomie. C’est aussi compromettre notre sécurité. L’accessibilité ne doit pas être considérée comme un confort ou comme une politique réservée au handicap : elle permet concrètement à chacun de se déplacer de manière plus sûre », estime le collectif.

La sécurité ne doit toutefois pas être pensée au détriment de l’autonomie. Pour les personnes handicapées, pouvoir se déplacer librement suppose de pouvoir bénéficier de transports à la fois accessibles, fiables et sécurisés.

Du handicap à l’intérêt général

Si la mobilisation est née d’une réalité vécue par des jeunes déficients visuels, ses revendications dépassent largement le seul handicap visuel.

Une station accessible est également plus facile à utiliser pour une personne âgée, un parent avec une poussette, une personne enceinte, une personne temporairement blessée ou un voyageur se déplaçant avec des bagages.

Dans les territoires ruraux et périurbains, l’enjeu est encore plus important. Lorsqu’une personne qui ne peut pas conduire ne dispose pas d’un transport accessible, ce sont potentiellement son accès aux études, à l’emploi, aux soins et à ses proches qui sont remis en cause.

Un plan national, avec des engagements vérifiables

Le collectif demande au Gouvernement de mettre en place un plan national pluriannuel pour l’accessibilité des transports comprenant notamment :

  • un état des lieux public de l’accessibilité des réseaux de transport sur l’ensemble du territoire ;
  • un calendrier de mise en accessibilité à court, moyen et long terme ;
  • des financements clairement identifiés ;
  • un responsable désigné pour chaque engagement ;
  • la mise en accessibilité des stations, gares et arrêts, mais également des correspondances et des cheminements ;
  • des informations voyageurs accessibles visuellement et auditivement ;
  • le maintien en fonctionnement des équipements indispensables à l’accessibilité et des solutions de remplacement en cas de panne ;
  • des solutions de transport accessibles dans les territoires ruraux et périurbains ;
  • l’association systématique des personnes en situation de handicap à la conception, aux tests et au suivi des aménagements.

« Nous ne voulons plus de nouvelles annonces sans calendrier. Nous demandons des dates, des moyens et des résultats. »

Une mobilisation ouverte à toutes et tous

Le collectif invite les personnes en situation de handicap, les familles, les parents avec poussettes, les personnes âgées, les personnes temporairement blessées, les associations, les professionnels des transports ainsi que toutes celles et ceux confrontés aux difficultés d’accessibilité à participer à la mobilisation.

Cette mobilisation vise à porter une revendication simple : pouvoir se déplacer librement, partout en France, ne doit pas dépendre de son handicap, de son âge ou de sa capacité à conduire

Rendez-vous samedi 19 septembre 2026

13h • Place d’Italie Devant la mairie du 13e arrondissement

Contact presse

Benjamin ; organisateur 06 36 66 59 86

La Fédération des Aveugles de France recrute un(e) chargé(e) du Mécénat et des Partenariats en CDI Temps Plein

Recrutement d’un(e) chargé(e) du Mécénat et des Partenariats en CDI Temps Plein

La Fédération recrute un(e) chargé(e) du Mécénat et des Partenariats en CDI Temps Plein

La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France, Association reconnue d’utilité publique, est présente dans les régions de métropole et d’Outre-Mer, au travers de ses 50 associations engagées ensemble pour une plus grande inclusion sociale et économique des personnes déficientes visuelles.

DESCRIPTION DU POSTE

En tant que Chargé du Mécénat et des Partenariats, vous contribuerez activement à la politique de recherche, de construction et de suivi des relations durables que la Fédération et ses associations membres établissent avec des entreprises, collectivités, fondations, administrations…

Vous développerez la culture du mécénat au sein de la Fédération, et accompagnerez les associations membres dans le développement de leurs propres ressources, la construction et la mutualisation de nos projets pour en renforcer l’attractivité auprès des financeurs privés et publics.

MISSIONS

Vos missions principales seront :

  • La définition et le pilotage de la stratégie mécénat : Elaborer et formaliser la stratégie de mécénat de la Fédération en s’appuyant sur l’historique des actions déjà menées. Définir les priorités de prospection et les cibles.
  • La prospection et la fidélisation des mécènes et partenaires : identifier et prospecter de nouveaux mécènes et partenaires, assurer une veille active sur les appels à projets, coordonner la rédaction et le dépôt des dossiers, préparer les présentations et argumentaires, assurer le suivi et la fidélisation des mécènes et partenaires.
  • Structuration de l’offre mécénat & mutualisation des projets : recenser et qualifier les projets portés par la Fédération et ses associations membres pouvant donner être proposés à des partenaires et mécènes, construire des offres claires et adaptées aux attentes des financeurs, identifier, mutualiser et structurer les projets des associations membres pour créer des dossiers à fort impact, développer des outils de communication dédiés, accompagner les associations membres dans leurs démarches de recherche de financements, Animer des temps d’échanges et d’information sur son périmètre auprès des membres de la fédération.

PROFIL RECHERCHÉ

  • Sensible aux enjeux d’inclusion des personnes en situation de handicap et à la plus-value sociétale des associations, vous êtes diplômé d’un niveau Bac+4/+5 — type Sciences politiques, droit, gestion, marketing, ESS, ou école de commerce. Vous justifiez d’une une expérience significative en mécénat, développement des ressources ou partenariats pour le secteur non lucratif.
  • La connaissance du secteur du handicap ou des politiques sociales sera appréciée.
  • Vous maîtrisez les mécanismes juridiques et fiscaux du mécénat et disposez d’une capacité à rédiger des dossiers de mécénat/partenariats et à répondre à des appels à projets. Vous développez une bonne culture du reporting et de l’évaluation d’impact.
  • Vous disposez d’un excellent relationnel avec un sens de la négociation éprouvé. Autonome, vous avez un réel goût pour le travail en équipe et en réseau.

Le poste est à pourvoir dès que possible. Les lettres de motivation et les CV sont attendus pour le 11 septembre 2026 au plus tard sous format Word à l’attention de Julie Bertholon, Responsable du service « Lobbying, Réseau et Partenariats » à l’adresse suivante : j.bertholon@aveuglesdefrance.org

Les candidatures sans lettre de motivation ne seront pas examinées.

Les réponses aux candidatures et premiers entretiens auront lieu sur les mois de septembre et octobre.

POURQUOI NOUS REJOINDRE ?

Vous intégrerez une équipe et un réseau engagés pour l’intérêt général et contribuerez au développement des actions et projets de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France.

Poste proposé en CDI Temps plein, basé au siège de la Fédération : 6 rue Gager-Gabillot, 75015 PARIS.

Charte de télétravail en vigueur au sein de la Fédération.

Rémunération selon profil et expérience.

Taxe d'apprentissage TRANSFORMEZ UNE OBLIGATION FISCALE EN UNE CONTRIBUTION SOLIDAIRE

Taxe d’apprentissage 2026 : et si votre entreprise devenait un moteur d’autonomie ?

Pourquoi nous verser votre taxe d’apprentissage 2026 ?

Chaque jour, des milliers de personnes aveugles ou malvoyantes affrontent des défis majeurs : se déplacer, communiquer, accéder au numérique, trouver un emploi, vivre pleinement.

Et chaque jour, des femmes et des hommes formées par la Fédération des Aveugles de France leur apportent les outils, les repères et la confiance nécessaires pour y parvenir.

En effet, la Fédération est le seul organisme a former les instructeurs pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles, (titre inscrit au RNCP Code 41761). Professionnels de la rééducation, des soins et du travail social, ils contribuent à construire, développer, restaurer, l’autonomie de déplacement et du quotidien des personnes aveugles ou malvoyantes. A travers leurs actions, ils contribuent à l’insertion sociale et professionnelle des personnes aveugles et malvoyantes qui restent encore trop éloignées du monde de l’emploi ! Plus de 50% des personnes porteuses d’une déficience visuelle sévère se trouvent aujourd’hui au chômage. Chiffre insupportable, gâchis tout à la fois humain et économique..

Votre engagement est essentiel

En nous versant votre Taxe d’apprentissage vous transformez une obligation fiscale en une « contribution solidaire » et votre entreprise contribue activement à réduire les inégalités pour les personnes aveugles et malvoyantes face à l’accès au savoir, à la formation et à l’emploi. Vous valorisez également votre image d’employeur citoyen et responsable auprès de vos collaborateurs et vous restaurez les valeurs du travail et l’emploi des personnes déficientes visuelles.

En désignant la Fédération des Aveugles de France comme bénéficiaire du solde de votre taxe d’apprentissage, vous ne financez pas seulement des formations. Vous rendez l’autonomie possible. Vous changez des vies.

Comment verser votre taxe d’apprentissage ?

La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France est inscrite sur la liste des établissements publics ou privés dispensant des formations conduisant aux diplômes professionnels délivrés par les ministères chargés de la santé, des affaires sociales, de la jeunesse et des sports.

Pour nous soutenir, désignez comme bénéficiaire du solde de votre taxe d’apprentissage lors de votre déclaration sur la plateforme Soltea mise à disposition par la Caisse des dépôts et consignations. La répartition des vœux d’attribution se fait en 2 phases :

  • Une première répartition du 26 mai au 27 juin 2026.
  • Une seconde répartition du 14 juillet au 24 octobre 2026.

Nous sommes référencés en catégorie 6 comme établissements publics ou privés dispensant des formations conduisant aux diplômes professionnels délivrés par les ministères chargés de la santé, des affaires sociales, de la jeunesse et des sports.

Votre contact
Bénédicte Tenneson01 44 42 91 91
Appel à participation – Tests d'accessibilité des outils de visioconférence

Appel à participation – Tests d’accessibilité des outils de visioconférence

Le télétravail et les réunions à distance font désormais partie du quotidien de millions de personnes. Mais les principaux outils de visioconférence sont-ils réellement accessibles aux personnes en situation de handicap visuel en 2026 ?

Participez à une étude qui contribuera à rendre le numérique plus accessible !

Dans le cadre d’une convention avec l’Agefiph et le Collectif Français du Handicap Visuel, et avec le soutien actif du CERTAM de l’Association Valentin Haüy, la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France coordonne une étude visant à évaluer l’accessibilité et l’expérience d’utilisation des principales solutions de visioconférence. Votre participation permettra d’identifier leurs points forts, leurs limites et les améliorations à apporter pour favoriser une collaboration véritablement inclusive.

Votre expérience nous intéresse, quel que soit votre niveau en informatique ! Que vous soyez débutant, utilisateur occasionnel ou expérimenté, votre retour est précieux. 

Les tests se dérouleront en présentiel, entre juillet et novembre 2026. Afin d’évaluer les outils dans des conditions aussi proches que possible de votre utilisation quotidienne, ils seront réalisés, dans la mesure du possible, avec votre propre matériel et vos outils de compensation habituels, qu’ils soient personnels ou professionnels.

Envie de participer ? Il vous suffit de répondre à ce questionnaire. Si votre profil est retenu pour participer aux tests, vous recevrez un dédommagement sous forme de bons cadeaux en remerciement de votre contribution.

Une question ? Nous sommes à votre disposition :

Accessibilité numérique : Un site est ou n'est pas accessible.

Un an après l’Acte européen d’accessibilité : un site n’est pas « un peu accessible ». Il l’est, ou il ne l’est pas.

Il y a un an jour pour jour, le 28 juin 2025, entraient en vigueur les obligations issues de l’Acte européen d’accessibilité, désormais inscrites dans notre droit de la consommation. Un an plus tard, la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France pose une question simple : qu’est-ce que ça a changé?

Le constat est sévère. L’accessibilité numérique des sites internet et des applications reste dramatiquement faible, comme le documente, année après année, notre Observatoire du respect des obligations en matière d’accessibilité numérique, alors même que ces services conditionnent plus que jamais l’accès à la banque, aux transports, au commerce, au livre et à l’information. Pour des millions de personnes handicapées, naviguer relève encore trop souvent du parcours d’obstacles.

Le droit, lui, est désormais clair. Des contentieux émergent ici et là, et une récente ordonnance est venue rappeler un principe essentiel : un site ne saurait être « un peu » accessible. Soit il l’est pleinement, soit il ne l’est pas. L’article L. 412-13 du code de la consommation offre désormais un levier concret pour faire valoir ce droit.

« L’accessibilité, comme toutes les questions de handicap, est avant tout une question politique. Il faut la considérer comme telle », déclare Bruno Gendron, président de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France. « Un an plus tard, nous avons vu des choses évoluer, mais c’est encore beaucoup trop lent, et les utilisateurs aveugles et malvoyants sont fatigués d’attendre. Nous sommes des consommateurs comme les autres. Nous empêcher d’accéder aux biens et aux services, c’est nier ce que nous sommes. »

La Fédération des Aveugles et Amblyopes appelle les opérateurs économiques, comme les pouvoirs publics, à transformer cette obligation en réalité quotidienne. L’accessibilité constitue un levier de croissance car elle permet aux consommateurs fussent-ils en situation de handicap, d’être des acteurs économiques comme tout un chacun. Il s’agit de transformer une obligation en une réelle opportunité pour tous, c’est la condition non négociable d’un monde numérique partagé.

Contact presse

Ana Pereira : 06 10 58 61 62

Photo de groupe en noir et blanc des équipes de l'AVH, de la Fédération des Aveugles de France et de Cash Service

Le dépôt d’espèces et de chèques avec accompagnement vocal arrive sur les automates CASH SERVICES

CASH SERVICES, la nouvelle offre de services des automates bancaires commune aux quatre enseignes BNP Paribas, Crédit Mutuel, CIC et SG, déploie, à partir du 1er juin 2026, un nouveau service de dépôt d’espèces et de chèques avec accompagnement vocal sur ses automates. Avec cette initiative, CASH SERVICES démontre son engagement pour l’inclusion des personnes en situation de handicap.

En collaboration avec l’Association Valentin HAÜY et la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France, CASH SERVICES a développé cette solution pour faciliter l’accessibilité de ses services aux Français. Les clients des banques partenaires pourront effectuer des dépôts de billets, de pièces et de chèques en totale autonomie sur les automates CASH SERVICES prévus à cet effet. Ce dispositif a été conçu pour être simple d’utilisation et intuitif. Il suffira à l’utilisateur de brancher son casque/ses écouteurs munis d’une prise jack. L’automate lancera alors immédiatement l’accompagnement pour le dépôt en guidant le client avec des instructions vocales. Fin 2026, les automates de dépôt CASH SERVICES seront équipés de ce nouveau service, partout en France.

Ce nouveau service s’inscrit dans la lignée de l’European Accessibility Act (EAA), de juin 2025, entrée en application dans l’Union Européenne. Cette directive vise à harmoniser les pratiques en Europe en supprimant des obstacles d’accessibilité pour permettre aux personnes atteintes de handicaps d’utiliser des services sans assistance.

La solution de dépôt avec accompagnement vocal s’ajoute à la solution de retrait d’espèces avec assistance vocale, déjà existante sur tous les automates CASH SERVICES. L’ensemble des sites CASH SERVICES et des informations utiles sur l’offre de services sont disponibles sur le site internet www.cash-services.fr.

« Nous sommes fiers d’être le premier acteur en France à déployer cette solution de dépôt de billets, de chèques et d’espèces sur nos automates CASH SERVICES. Avec le lancement de ce nouveau service, nous souhaitons agir concrètement pour améliorer l’accès aux services financiers aux personnes atteintes de handicap, dans la lignée de notre mission d’accès au cash en France », déclare Olivier Fournier, Président de 2SF (Société des Services Fiduciaires).

Congrès annuel : Un projet fédéral ambitieux pour les cinq prochaines années

Un projet fédéral ambitieux pour les cinq prochaines années

Bruno Gendron, président de la Fédération des Aveugles de France, revient sur les grands enjeux du congrès annuel et les ambitions du futur projet fédéral.

Quels sont les temps forts de la Fédération pour le mois de juin ?

Notre congrès annuel à Aix en Provence sera résolument placé sous le signe de l’échange entre associations du réseau, du partage, de la formation et de la réflexion stratégique à 5 ans.

Sans mauvais jeu de mots, avoir une vision à 5 ans, cela ne doit pas être simple par les temps qui courent. Pouvez-vous nous dire quelques mots de ce que va contenir ce projet fédéral ?

Notre projet couvrira 4 axes visant à répondre à des défis majeurs :

  • laisser les jeunes déficients visuels prendre leur place dans la société et accompagner leur entourage et l’environnement ;
  • accompagner le parcours des personnes âgées déficientes visuelles dont le nombre va exploser dès 2030 et qui sont, à ce jour, un angle mort des politiques publiques ;
  • rendre plus visibles les difficultés d’accessibilité numériques et physiques et faire évoluer les pratiques, sans oublier d’élaborer une doctrine sur l’intelligence artificielle.
  • Le dernier volet va s’attacher à accompagner notre réseau de membres pour rajeunir son image et ses pratiques, encourager les coopérations et travailler les modèles socio-économiques dans un contexte qui se contraint de plus en plus.

C’est un projet ambitieux. Comment impulse-t-on de tels changement lorsqu’on est une Fédération ?

C’est une bonne question ! Vous pointez-là une réalité qui fait à la fois la force de la Fédération mais qui la met aussi face à une exigence : nous ne pouvons rien imposer, il nous faut convaincre et embarquer nos membres. Nos associations membres nous rejoignent car elles partagent nos valeurs, viennent chercher un appui. Mais cela ne suffit plus, aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’unité et d’entraide. Le réseau de la Fédération est riche de près de 50 associations très diverses mais qui ont, chacune à leur façon, une expertise à apporter, qu’elle soit professionnelle ou d’usage, qu’elle soit portée par les personnes concernées elles-mêmes ou par des personnes voyantes, salariées comme bénévoles. Pour impulser notre projet, nous avons d’abord largement associé toutes ces composantes aux échanges, et nous continuerons à le faire dans sa mise en œuvre car ce projet, c’est le nôtre au sens large, c’est un projet de citoyenneté avant tout. Le tissu associatif est l’expression même de la vitalité citoyenne, dans toute sa diversité. À ce titre, la Fédération soutient résolument la campagne « La France qui (se) bat », lancée hier par le Mouvement associatif et France Générosités, car il est aujourd’hui primordial de défendre le modèle associatif.